Etat des lieux.


L'idée fondatrice de ce site est que le problème des nations dont la France est le concept de but lucratif et que l'économie de marché n'est pas la solution mais le problème. 

Pour sortir de la crise économique, il faut sortir du cadre économique. 


La lucrativité est la recherche dans la réalisation d'un acte d'un gain ou d'un profit. 

Sont considérées comme lucratives les entreprises privées qui fonctionnent sur le modéle capitaliste. 


L'économie de marché, appelée aussi la société de consommation ou "démocratie de marché", est désormais une impasse.

Ce modèle de société basé sur l'entreprise à but lucratif, la convoitise permanente des biens matériels, la banque, la recherche du profit, la circulation de la monnaie, la consommation de masse, ne génère plus que du chômage de masse, de la précarité de masse, des tensions sociales de masse, l'impossibilité pour le plus grand nombre de se projeter dans un avenir meilleur.

La logique implacable de ce systéme devenu fou est de maximiser les profits, en employant de moins en moins de personnes, au moindre coût salarial, au besoin en réduisant les protections sociales. 

Pour compléter le tableau, des montagnes de dettes impossibles à rembourser s'accumulent chaque jour davantage.

Ces dettes plus encore que le chômage de masse prouvent la faillite du système et des états englués dans le bourbier économique. 
Nos dirigeants usés par quarante années d'échecs pour sortir de la crise, s'obstinent dans la même logique, les mêmes discours et  rivalisent de projets avec diminution et réduction pour mots principaux. Ces politiques d'allègement des charges des entreprises, de "modération salariale" des employés, de flexibilité, de précarité généralisée, de simplification des licenciements, reviennent à traiter les effets et non la cause profonde de la situation actuelle: nous sommes dans une impasse économique.   

 

Pourtant, comme Albert Einstein l'a énoncé:

-On ne peut pas résoudre un problème avec le même type de pensée que celle qui l'a créé.

La pensée économique à but lucratif qui a créé la crise actuelle ne peut pas la résoudre, elle la nourrit. Cette idéologie fanatique du profit nous ramène  au siècle dernier où, après la crise financière de 1929, une situation sociale, politique, économique, internationale comparable avait abouti à la seconde guerre mondiale puis à un redémarrage du système marchand pour reconstruire sur les ruines.

Le concept de politique économique n'est ni adapté aux temps présents, ni admissible. 

Il repose sur l'acceptation comme naturelle de la recherche du profit dans toutes les activités humaines, individuelles comme industrielles. 

Or la lucrativité, la recherche du profit est une corruption de l'esprit, la corruption originelle d'où découlent toutes les autres. 

Une corruption qui fait de ceux qui s'y adonnent non seulement des corrompus mais autant de corrupteurs. 

 

La  monnaie, sur laquelle repose entièrement l'organisation du monde marchand est devenue, au même titre que la terre, l'eau, le feu et l'air, un élément. Ce cinquième élément artificiel, sans lequel parait-il "on ne peut pas vivre", conditionne la pensée, l'action, la vie et porte le cadre économique.

Un autre des murs  porteurs du cadre économique est la volonté irréductible des marchands de ne travailler que dans un but lucratif, pour le profit, pour satisfaire l'appât du gain. 

Notre peur du changement, même dans une situation critique, nous maintient aussi dans cette désolation. 

Nous restons  coincés comme des poissons trop nombreux dans un bocal trop étroit, sans assez d'eau pour tout le monde. 

Il nous faut donc inventer une autre voie plutôt que de nous obstiner dans l'impasse économique ou réduire notre nombre.   

Il nous faut un cadre réellement démocratique, où la majorité non commerçante reprend son destin en mains plutôt que de le laisser à une minorité de commerçants et chefs d'entreprises à but lucratif. 


Imaginer une autre voie implique d'admettre définitivement que:

-L'énergie gaspillée à tenter de  sauver le vieux système agonisant basé sur le but lucratif doit être consacrée à en établir un neuf.

-Des problèmes communs comme la pauvreté, le chômage de masse, la précarisation, les troubles sociaux, ne peuvent être résolus qu'en commun en les considérant globalement et non plus seulement localement. 

-La compétition internationale qui s'apparente à une guerre économique n'est pas une solution mais un problème et doit être arrêtée. 

-La course effrénée à la compétitivité des entreprises à but lucratif n'est pas une solution mais un problème, puisqu'elle est devenue une machine  à licencier. 

-L'inventivité  monétaire des banques centrales et des gouvernements pour soutenir le systéme financier en faillite n'est pas une  solution mais un problème, puisque cela ne fait que retarder une échéance fatale inéluctable.

-L'économie de marché n'est en rien démocratique et il nous faut nous libérer du libéralisme forcené. 

-Les dirigeants politiques actuels sont obsolètes car incapables de réfléchir hors du cadre économique pour comprendre que l'union des nations, européennes et autres, est la solution et non le problème. 

 

Il nous faut, pour sortir de l'extrémisme commerçant présenté comme démocratie, de plusieurs décennies de difficultés, bannir l'activité à but lucratif et briser le cadre économique. définitivement trop étroit.  


Une autre voie.

Je propose, en rupture totale avec l'économie de marché à but lucratif, de sortir de l'impasse qu'est devenu le concept de politique économique.

Je propose de sortir du cadre économique car il ne peut y avoir de recherche du bien commun là où règne la convoitise individuelle. 

 

Sortir  du cadre économique c'est retrouver la capacité de penser la politique donc l'organisation de la cité et des humains, hors des limites trop étroites imposées par la finance et le commerce. 

C'est faire du plein emploi non une quête illusoire, mais un point de départ d'une réorganisation de la société pour que toute personne, par le biais d'un emploi stable et durable, retrouve une utilité sociale en contribuant à la production globale des biens et services.

C'est nous affranchir du cinquième élément financier, en supprimant entièrement la monnaie pour toutes les transactions, accéder à la gratuité financière, annuler toutes les dettes, effacer toutes les créances, fermer tous les établissements financiers, pour ne plus avoir à vivre en fonction d'un relevé de compte bancaire.

C'est, en guise de fondation, décider que les entreprises ne soient plus à but lucratif mais à but exclusivement productif.

C'est arrêter la compétition internationale stérile  pour passer à la coopération internationale, seule à même de résoudre des problèmes communs.


 

Sortir du cadre économique, c'est accepter une révolution copernicienne car c'est ne plus centrer le monde autour de la monnaie et du profit, mais autour du travail des humains et de la satisfaction des besoins. 

 

Perspectives.

La "démocratie de marché" n'est en rien démocratique car c'est un état de fait et non de droit qui oblige tout un chacun à payer pour vivre. Dans cette société des commerçants et banquiers, la volonté d'une minorité vouée au but lucratif et à l'appât du gain s'impose de manière implacable à la majorité des citoyens, conditionnés dès la naissance et contraints de s'y soumettre. 

Cette contrainte est en soi une prise d'otages d'où le pouvoir libératoire de l'argent. 

Cet ordre marchand accepté et instauré mondialement  au fur et à mesure des expansions coloniales doit se terminer comme avant lui la monarchie en France, l'apartheid en Afrique du Sud, ainsi que les colonisations. Il doit être renversé comme le mur de Berlin pour nous affranchir définitivement de son injustice fondamentale, de ses crises à répétition et nous permettre de repartir sur des bases nouvelles.


Il faudra sans doute que le Titanic économique à but lucratif sombre sans avertissement, pour que les esprits s'ouvrent enfin et que le basculement s'opère de la civilisation du commerce à celle du service et du libre accès. 

L'utopie n'est pas de croire qu'un monde débarrassé de la monnaie et du commerce existe, elle est de croire que la société  économique puisse être la solution alors qu'elle est le problème. 


Il n'est pas question ici d'établir une liste exhaustive des points à régler, entreprise qui ne peut être menée à bien qu'en groupe, dans une réflexion collaborative, mais de poser les fondations d' une nouvelle organisation sociale. 

Même si les propositions et la réflexion globale s'inspirent de la France et de l'union européenne, cette ré-organisation est applicable pour n'importe quel état ou groupe d'états. 

 

Constant BIDEL

 Année 2016.